Fils d’un opérateur économique reconnu par son nom de famille, ABAD Akram, propriétaire de la Boulangerie d’Aranta et vice-président du collège industrie de la CCI de Mahajanga, a pris la relève de son père. Il a fait des études supérieures de comptabilité et a débuté dans le monde de la boulangerie à partir de l’année 2008. «J’ai atteint la maturité nécessaire pour réaliser mon projet d’entrepreneur en 2013 et ainsi m’épanouir dans le métier que j’ai choisi», a-t-il commenté.

«Se mettre à son compte et être indépendant», résume l’objectif professionnel de cet entrepreneur issu d’une famille de commerçants et d’industriels. «Un chef d’entreprise doit non seulement s’imposer dans son milieu d’affaires mais aussi être capable de dépasser ses objectifs». En outre, «il ne suffit pas seulement d’avoir des matériels comme les fours, la table de préparation mais aussi prévoir déjà les charges circulantes comme la farine, les levures et d’autres ingrédients nécessaires», a continué ABAD Akram.
La fidélité de ses clients est la meilleure illustration de sa réussite et de la confiance accordée à sa boulangerie. Ses compétences techniques et commerciales, son professionnalisme et l’efficacité de son équipe lui ont permis de faire valoir l’excellence de ses produits auprès de ses clients.
Blocage majeur.
«Le secteur industriel est toujours menacé à Mahajanga. Le coût de l’électricité et l’approvisionnement en matières premières rendent parfois difficile le développement de l’entreprise. Chez nous, créer et diriger une entreprise est un projet qui nécessite une force de caractère, de l’audace et une volonté à affronter toute épreuve», a-t-il expliqué.
ABAD Akram pense que l’Etat devrait mettre à la disposition de la Chambre de Commerce, les moyens suffisants et adéquats, techniques et financiers, pour appuyer et accompagner les jeunes qui veulent créer leurs propres entreprises.
Investir dans une installation de boulangerie coûte très cher et pour un jeune entrepreneur, ce n’est pas un jeu d’enfant. Ainsi, l’Etat doit jouer son rôle de promoteur d’entreprise, en favorisant les jeunes opérateurs économiques comme nous afin que nous puissions développer nos entreprises et créer davantage d’emplois.
«Dans certains pays, par exemple, l’Etat accorde quelques années d’exonération d’impôts pour les nouvelles entreprises innovantes», a-t-il plaidé.
ABAD Akram, fait partie de l’Association des Boulangers Professionnels (ABPM) de Mahajanga que son père a l’honneur de présider. A travers cette association, les 10 membres discutent ensemble des problèmes de cette branche du secteur agro-industriel, et des orientations communes pour améliorer le secteur.
Par ailleurs, sa principale motivation en tant que vice-président chargé du collège industrie de la CCI de Mahajanga est de rendre service à ses pairs industriels en défendant leurs intérêts.
L’équipe de la Revue «Les Echos de la CCI de Mahajanga» remercie ABAD Akram pour le partage de son parcours dans l’entreprenariat.

Catégories : Portrait

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