Les jeunes femmes de Mahajanga sont de plus en plus attirées par les métiers d’esthéticienne en général, et de coiffeuse ; même les hommes s’orientent de plus en plus vers ces métiers.

La multiplication des salons de coiffure et d’instituts de beauté, dans les zones les plus reculées, confirme cet engouement. Mais, ces catégories de salons proposent des tarifs moins chers pour les mêmes services. Pour pallier à cette situation, «en tant que formatrice en coiffure et esthétique, nous sensibilisons les jeunes qui souhaitent se professionnaliser dans le métier à améliorer la qualité et le rendement de leurs prestations», a expliqué Madame Razakatiana Ginah Esthelle, Directrice d’un centre de formation en art de la coiffure.
Les opérateurs économiques s’impliquant dans le domaine de la formation professionnelle subissent aussi la loi de l’offre et de la demande. «En tant qu’opérateur économique, nous cherchons des bénéfices. Les offres de formations dans les Centres de Formation Professionnelle (CFP) privés sont rarement assurées par les établissements publics, en l’occurrence l’art de la coiffure et de l’esthétique».

Cependant, «investir dans un centre de formation professionnelle est une lame à double tranchant : d’une part, nous sommes très fiers du transfert de savoirs et de compétences, mais d’autre part, les sortants du centre deviennent des concurrents et cela a un impact sur nos recettes», a confié Madame Ginah. De plus, la multiplication des salons informels constitue un des obstacles au développement des établissements formels.
La collaboration avec les recruteurs internationaux a permis à Planet Beauty Institut d’intégrer une plateforme d’activités de formateurs pour les équipages des bateaux de croisière. Depuis 2018, Planet Beauty fait partie des agences de recrutement du bateau de croisière Stainer, CSCS International Maining Company et les Centres de Formation Two Healing Hand’s Mauritius et Two Healing Hand’s Mada. Cette opportunité a amélioré la renommée et le succès de l’établissement.

Par ailleurs, l’adhésion de l’Institut à l’association FIPAM (Fikambanan’ny Ivon-toeram-Pampiofanana arak’Asa eto Mahajanga) a permis de partager les contraintes et les acquis dans la gestion d’un centre de formation professionnelle.

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