La principale mission de la CCI est d’appuyer ses ressortissants dans le développement de leurs activités économiques, en conformité avec la politique générale de l’Etat. De plus en plus, les acteurs économiques sollicitent la CCI pour trouver des solutions aux problèmes rencontrés par leurs secteurs.

Ainsi, à la demande des exportateurs de raphia de la région Boeny, s’est tenue à la Chambre consulaire, le 20 mai 2019, une réunion d’avis et de concertation sur la situation de la filière. La séance, dirigée par le Président de la CCI de Mahajanga, a vu la participation des représentants des sociétés exportatrices : SARELACOS, KALFANE, MIHARY HN, RAMANANDRAIBE Export.
Compte tenu de la situation actuelle de la filière, les exportateurs sont exposés à des mesures paradoxales entre les entités concernées. D’une part, la région Boeny a promulgué l’arrêté régional N°018 /19-Reg –BN/CR portant ouverture de la période d’exploitation, de la commercialisation ainsi que de la déclaration de stock des raphias pour la campagne 2019. D’autre part, le ministère chargé de l’environnement et du développement durable a notifié verbalement ses démembrements sur les nouvelles dispositions de la délivrance de l’autorisation de collecte et d’exportation des raphias, à savoir la centralisation du traitement des dossiers au niveau du ministère de tutelle.

Selon les exportateurs, le traitement des dossiers au niveau central porte préjudice à leurs activités, notamment dans la durée de traitement des dossiers et les dépenses supplémentaires encourues par le déplacement. Le risque est aussi d’entrainer le retard d’embarquement et la perte de confiance des clients, à long terme ; d’autant plus que des centaines de tonnes de raphia issus des stocks de la collecte de l’année 2018, souffrent du blocage à l’exportation. L’hypothèse de stéréotyper l’exploitation de tous produits forestiers n’est pas valable pour la filière raphia. Selon les scientifiques, le raphia est une plante monocarpique, c’est-à-dire une plante qui ne fleurit et ne fructifie qu’une seule fois avant de remettre une nouvelle pousse.
L’exploitation du raphia participe donc à la régénération de l’arbre à travers l’élagage, avantages naturels de cette plante. En somme, les acteurs du raphia ne sont pas des exploitants forestiers, mais contribuent au contraire à la gestion durable de ce produit forestier.

Dans leur engagement, les exportateurs de raphia de la région Boeny ont déjà montré leur volonté à la protection de l’environnement à travers des sites de reboisement. Ils proposent encore la mise en place d’un plan d’action relatif à la politique de reboisement pour la bonne gouvernance des redevances forestières.
En tant qu’organisme d’appui du secteur privé, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Mahajanga a sollicité les entités concernées et des solutions idoines liées aux contraintes vécues par les acteurs de la filière raphia, qui risquaient de léser davantage le développement économique et social de la région, ont été trouvées avec l’appui du MICA et du MEDD.

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